Formation trésorier et secrétaire du CSE
2 jours · sur devis
Toutes les clés pour tenir la comptabilité, gérer le budget de fonctionnement et les ASC, rédiger les PV et préparer les réunions. Le duo indispensable au bon fonctionnement du CSE. Secrétaire et trésorier forment la colonne vertébrale opérationnelle du comité : l'un tient la plume et l'ordre du jour, l'autre tient les comptes et les budgets. Deux fonctions clés, souvent endossées sans mode d'emploi. Cette formation de deux jours leur donne les réflexes juridiques et pratiques pour éviter les fautes de gestion et faire tourner le comité sans accroc.

Le programme de la formation bureau du CSE : secrétaire et trésorier réunis
Deux jours pour outiller le binôme qui fait fonctionner le comité au quotidien.
Côté trésorier, nous couvrons la gestion des deux budgets distincts (le budget de fonctionnement dit AEP et le budget des activités sociales et culturelles), la tenue de la comptabilité selon le régime applicable à votre CSE, l'établissement des comptes annuels, et les règles à ne jamais transgresser entre les deux enveloppes. Côté secrétaire, nous travaillons l'élaboration de l'ordre du jour conjointement avec le président, la rédaction du procès-verbal (ce document qui fait foi des décisions et engage le comité), les délais de transmission, et la préparation efficace des réunions. Nous abordons aussi les responsabilités civiles et pénales attachées à ces fonctions, souvent sous-estimées. Le tout en cas pratiques : rédaction de PV, construction d'un budget, exercices de clôture comptable adaptés à la taille de votre comité.
FORMA SAUVER, le partenaire des bureaux de CSE bien organisés
Un comité social et économique qui fonctionne mal, c'est presque toujours un bureau mal préparé : un PV contesté, un budget ASC mélangé au fonctionnement, une réunion baclée faute d'ordre du jour carré.
Nous le constatons depuis 2016 sur le terrain. Notre parti pris pédagogique sur cette formation : du concret, rien que du concret. Pas de théorie déconnectée, mais des modèles de PV, des trames de budget, des checklists de préparation de réunion que vos élus repartent avec, prêts à l'emploi.
Nos consultants-formateurs connaissent les pièges de la gestion d'un comité, du plus petit budget au CSE de plusieurs milliers d'euros d'ASC. 🎯 Certifiés Qualiopi et forts de plus de 3000 stagiaires formés, nous savons adapter le niveau : un trésorier de PME n'a pas les mêmes obligations comptables qu'un trésorier de grand comité. Objectif clair : un bureau autonome, serein et juridiquement à l'abri.

Secrétaire et trésorier du CSE : rôles, obligations et responsabilités
Voilà deux fonctions que le Code du travail rend obligatoires, mais dont il détaille curieusement peu le contenu. Résultat : beaucoup d'élus les découvrent en marchant, avec les risques que cela comporte. Clarifions.
La désignation d'abord. Le comité social et économique désigne parmi ses membres titulaires un secrétaire et un trésorier (article L2315-23 du Code du travail). Ces deux fonctions sont obligatoires dans les CSE des entreprises d'au moins 50 salariés, dotés de la personnalité civile. Ils sont choisis parmi les titulaires, par un vote du comité, généralement lors de la première réunion.
Le trésorier gère l'argent du comité, et c'est là que la rigueur devient vitale. Le CSE dispose de deux budgets strictement séparés, qu'il est formellement interdit de mélanger. D'un côté, le budget de fonctionnement (dit AEP, attributions économiques et professionnelles), fixé à 0,20 % de la masse salariale brute dans les entreprises de 50 à moins de 2000 salariés, et 0,22 % à partir de 2000 salariés. De l'autre, le budget des activités sociales et culturelles (ASC), dont le montant dépend de votre accord d'entreprise ou de l'usage. Le premier sert au fonctionnement du comité (expertises, formations économiques, communication), le second aux avantages destinés aux salariés (chèques-vacances, billetterie, arbre de Noël). Depuis les ordonnances de 2017, un transfert limité de l'excédent d'un budget vers l'autre est possible, dans la limite de 10 %, mais cela obéit à des règles précises qu'un trésorier doit maîtriser pour ne pas commettre d'irrégularité.
Les obligations comptables, ensuite, varient selon la taille du comité, et c'est un point que nous détaillons soigneusement en formation. Le Code du travail prévoit trois régimes. Les petits CSE, dont les ressources annuelles n'excèdent pas 153 000 euros, peuvent tenir une comptabilité ultra-simplifiée (un simple livre retraçant les recettes et les dépenses). Les CSE de taille moyenne relèvent d'une comptabilité simplifiée avec présentation d'un bilan simplifié. Les grands comités, qui dépassent au moins deux des trois seuils réglementaires (50 salariés équivalents temps plein, 3,1 millions d'euros de ressources, 1,55 million de total de bilan), sont soumis à une comptabilité de droit commun avec nomination d'un commissaire aux comptes. Dans tous les cas, le comité doit établir des comptes annuels et un rapport présentant sa gestion. Quel que soit le régime, le trésorier engage sa responsabilité sur la sincérité des comptes.
Le secrétaire, lui, tient la mémoire et le rythme du comité. Sa mission phare, c'est le procès-verbal. Le PV du CSE consigne les délibérations, les avis rendus et les réponses de l'employeur : il fait foi juridiquement, peut être exigé en cas de contentieux, et son défaut ou son imprécision peut fragiliser une décision du comité. Le secrétaire arrête aussi l'ordre du jour conjointement avec le président (l'employeur), un point où l'équilibre est subtil : certaines questions y sont inscrites de plein droit, d'autres se négocient. Une maîtrise imparfaite de cette mécanique, et le comité se retrouve à débattre de sujets mal cadrés, ou à passer à côté de consultations obligatoires.
Pourquoi former ce binôme plutôt que de laisser faire ? Parce que les erreurs de gestion se paient. Un budget ASC utilisé pour financer une expertise (qui relève du fonctionnement), un PV bâclé qui ne permet pas de prouver un avis rendu, des comptes annuels non établis alors qu'ils sont obligatoires : autant de fautes qui engagent la responsabilité personnelle des élus concernés et exposent le comité. Un secrétaire et un trésorier formés, c'est un CSE qui fonctionne dans les clous, sereinement, et qui consacre son énergie à l'essentiel plutôt qu'à réparer ses erreurs. ⚖️
Vos questions sur la formation trésorier et secrétaire du CSE
Cette formation s'adresse-t-elle au trésorier, au secrétaire, ou aux deux ?
Aux deux, et c'est justement sa force. Le secrétaire et le trésorier forment un binôme dont les missions se répondent : l'ordre du jour et le PV pour l'un, la comptabilité et les budgets pour l'autre. Les former ensemble, sur deux jours, crée une cohérence de fonctionnement dans le bureau. Rien n'empêche toutefois de former une seule des deux fonctions si besoin : nous adaptons le contenu. La formation se déroule en intra sur votre site, en inter dans nos locaux, ou en distanciel.
Comment cette formation se distingue-t-elle de la formation économique du CSE ?
Ce sont deux registres bien différents. La formation économique apprend à lire et analyser les comptes de l'entreprise pour peser dans les consultations obligatoires. La formation trésorier-secrétaire, elle, porte sur la gestion interne du comité lui-même : ses propres budgets, sa propre comptabilité, ses PV, ses réunions. L'une regarde vers l'entreprise, l'autre vers le fonctionnement du CSE. Beaucoup de comités ont intérêt à suivre les deux.
Le trésorier du CSE engage-t-il sa responsabilité personnelle ?
Oui, et c'est une réalité trop souvent ignorée. Le trésorier répond de la sincérité des comptes et du respect de la séparation des deux budgets (fonctionnement et ASC). Une confusion des enveloppes, des comptes annuels non établis alors qu'ils sont obligatoires, ou une gestion négligente peuvent engager sa responsabilité. C'est précisément pour sécuriser ces fonctions que la formation existe : connaître les règles, c'est se protéger.